Bonjour Chili, au revoir Chili, bonjour Argentine...

Publié le par Les Globe-Tortues

Bonjour bonjour a tous, un grand rayon de soleil de l'autre côté de la Terre !

Nous voici de nouveau en Argentine, pour quelques jours... Actuellement, nous sommes à El Calafate, la porte d'entrée dans les glaciers... Petit retour sur les quelques jours précédents:

 

Tout d'abord, le vent, cette machine infernale, parfois ami, souvent ennemi, pauvres cyclotouristes...

A notre départ de Punta Arenas, il nous accueille, ou nous cueille, de plein fouet. Nous renonçons à aller rendre visite à nos cousins les pinguins, car 40 km sur une piste défoncée, face à un vent qui nous cloue au sol, c'est plutot décourageant... Tant pis, nous serons les seuls touristes de Patagonie à ne pas voir de pinguins.. aléas du vélo...

Vers le Nord, donc ? Mais le vent, encore et toujours le vent, nous projette dans les fossés. Jongler entre les camions et les bourrasques est par trop dangereux, nous avons donc recours à la bonne vieille méthode du stop ! Un saut de 200 km sur la carte ! Aucun regret, cette portion de route est, à ce qu'il paraît, toujours particulièrement venteuse...

D'autres jours, cependant, nous sommes un peu plus chanceux, ou peut-être roulons nous dans une direction plus propice ? Toujours est-il que notre ami le vent nous pousse dans le dos et nous propulse à pleine vitesse sur les routes (ou les pistes). A peine besoin de pédaler ! Très pratique dans les montées et sur le plat, mais cela donne des émotions dans les descentes ! Crispés sur nos guidons, nous nous concentrons sur notre trajectoire et luttons contre les bourrasques traitresses... Entre le vent et les pistes, nos vélos et nos articulations sont mises à rude épreuve ! Mais tout résiste, et tout va bien !

 

Torres del Paíne.

On nous avait beaucoup parlé de ce parc, alors le détour était presque forcé ! Bilan en demi-teinte, cependant... L'entrée est très chère, les campings sont hors de prix, la nourriture innabordable... Zone ò combien touristique, et qui perd donc à nos yeux beaucoup de ses attraits... Pour la première fois, les vélos sont ici un handicap: la piste n'est pas des plus agréable, et les sentiers nous sont interdits. Nous risquons cependant l'amende et nous aventurons dans les montagnes...pour 10 km seulement. Porter les sacoches, pousser et tirer les vélos, risquer d'abîmer le matériel... Tout cela nous fait rebrousser chemin et reprendre la piste... Toute médaille à son revers, ou plutôt tout revers à sa médaille : les paysages sont absolument magnifiques, et à la sortie du Parc, nous campons chez les gardes, qui nous invitent à manger. Nous passons ainsi une excellente soirée à discuter, à se promener au coucher du soleil à la recherche de la grotte du puma, à découvrir la faune ( des centaines de guanacos, deux condors...mais pas de puma) et la flore...

 

Retour en Argentine, sur la célèbre route 40. Elle mériterait plus le titre de piste que de route, soit dit en passant... Il s'agit de l'ancienne route de l'eau des Indiens Tehuelches et Mapuches. Aujourd'hui, elle devient roiute des vins et itinéraire des cyclotouristes. Autre pays, autres rencontres, soirée innoubliable avec Vicente et Claudio au beau milieu de la pampa, devant un repas de roi préparé spécialement pour nous. Notre espagnol, et par là-même notre connaissance de l'hisoire et de la population de Patagonie s'améliore de jour en jour !

 

Notre route nous a donc mené à El Calafate, adorable petite cité des gauchos au milieu de la pampa et des glaciers Andins, au bord du fameux Lago Argentino, immense réserve d'eua potable turquoise.. Nous cherchons les renseignement pour emprunter une petite route moins connue, pour repasser au Chili et rouler quelques centaines de km sur la Carretera Austral... Mais il y a un ferry à prendre, et ce mois-ci, il n'y en aura que deux. Le prochain, et dernier part samedi, à ce qu'il parait, de derrière le Fitz Roy...

 

Voilà pour les p'tites news. C'est dur, certes, mais c'est aussi exceptionnel ! Devant la lenteur de cet ordinnateur, nous ne pourrons pas publier de photos aujourd'hui... Désolé, il faudra patienter un peu... Gros bisous à tous, et portez vous bien. Continuez à nous envoyer de messages !

Publié dans De Ushuaïa à Uyuni

Commenter cet article

Mathilde 24/11/2010 09:59


Salut les Tortues !
Quelle belle avancée depuis votre départ en octobre ! Votre carte m'a fait très chaud au cœur et je suis très contente de vous savoir heureux à l'autre bout du monde !
Un voyage en Thaïlande se prépare peut être pour moi aux environs de juin/juillet, peut être nous croiserons nous là-bas ?!
En attendant de vos nouvelles (vite, vite, vite !) je vous embrasse et pense à vous tous les jours !


anne 23/11/2010 21:18


Et bien voilà, ça se multiplie!... des nouvelles de partout, des petites et des grandes, le grand moulin est en route.Je suis sûre que cela vous ravit le coeur ( comme à nous d'ailleurs). Et le
passage derrière le Fitz Roy,l'avez vous trouvé? à temps? C'était comment? Beau? grand? froid? tout à la fois? Oh Oh,Elise, il est temps de te remettre sur le site, histoire de nous en dévoiler
encore un peu plus! Mais pingouins et pumas ou pas, là n'est pas vraiment la question; nous, on aime vous savoir heureux ( et chanceux). Salut donc à vous, rois de la terre. On vous salue tous bien
bas pour vos exploits. Anne


ben 23/11/2010 13:50


tan pi pour les pingouins... Il y surmment d'autres plus au nord =)
petite pensée pour vous on a bu une partie de la vodka infusé avec votre thé des amoureux, une merveille jespere qu'il en restera quand vs reviendrez, sinon on trouvera quand meme le moyen de
trinquer ensemble àl'autre bout du monde...
Je reviens d'un petit week end à Amsterdam les idées de vivre sur une péniche pour voyager m'inspire bien pourquoi pas....
je pars dans 5 jours en suisse, sa se prépare bien aussi... j'espere que vous avez toujours la patate malgrés les difficultées que vous rencontrez.
Et niveau gastronomie vous avez découvert des nouveaux trucs, comme mangé du pinguin? Profitez de l'Argentine pour découvrir, en autres, le boeuf Waygu, boeuf d'une tendresse énorme...

je vous file mon adresse à titre trés interessé d'avoir une carte postale avec vos nouvelles les plus fraiches (Benjamin Deschamps 6 allée verte 95880 enghien les bains)

Bon Courage à vous les petits Savoyards et des gros bisous


Antoine 22/11/2010 11:34


Salut les copains!
Alors, sachez déjà que je suis vos exploits depuis votre départ. J'avais dit à Adrien R que je commencerais à être jaloux à partir de Madrid. ça fait donc déjà un mois que vous envie!:D
Je regarde de temps en temps vos avancées, et je dois dire bravo! Par contre, votre départ, heureusement que Adri m'a dit, sinon, je ne saurais rien!
Ce que vous faites est bien grand! savourez chaque seconde, et merci Élise pour les articles contant vos aventures.
A bientôt, et bien le bonjour depuis Francfort

Antoine V


annie 21/11/2010 13:06


Coucou les cyclopèdes
qu'Eole vous pousse ou change votre direction qu'importe.
le plus important c'est là,ou vous êtes.
prenez votre temps, reposez vous, n'oubliez pas, vous êtes des tortues!
Les pinguins sont aussi ailleurs.n'empêche que j'aimerais bien voir tout de même les photos de ces adorables palmipèdes.Au Chili?
bon je ne suis jamais très bavarde mais je pense à vous chaque jour malgré un quotidien effréné.
je vous embrasse très fort
Annie
Poême pour un grand voyageur écrit par un grand voyageur!!

Et il nous faut passer
En se liant d’amitié aux horizons
Dressant quelquefois une tente dans les paroles
En mangeant tantôt des mûres sur les branches.
Je passai par le lyrisme
En saison de bénédiction
Sentant sous mes pieds, le sable.
Une femme entendit et
S’accoudant à la fenêtre, regarda la saison.
Dès le début, elle
Recueillit légèrement de sa main primitive
La rosée des minutes de la chair de la mort.
Je restai debout.
Le soleil du lyrisme brillait haut dans le ciel
Et moi, je veillais à l’évaporation des rêves
Comptant les secousses d’une plante contre la pensée
J’étais comme sans marges,
M’imaginant flotter parmi les mythes des rhubarbes
Et quelques moments d’oubli,
Représentaient notre entière existence.


Sohrâb Sepehri