Annecy-Madrid, bouclé !
Et voilà, nous avons pédalé 1574 km sur les routes de France et d'Espagne, et avons atteint Madrid en 20 jours, trois jours avant l'avion ! Retour sur cette première étape de notre voyage...
Au revoir la France.
Aux dernières nouvelles, nous nous étions réfugiés a Albi pendant l'alerte aux orages. Nous y sommes arrivés trempés mais ravis d'avoir parcourus plus de 100 km. La journée de repos du lendemain nous a fait le plus grand bien ! Tourisme, hotel et restaurant ! On repart frais et dispos et avec le beau temps, s'il vous plaît ! Direction Castelnaudary et campement agréable chez Alain (éleveur amateur de perroquets) et Michèle, agriculteurs passionnés et généreux.
La montée des Pyrénées s'effectue le lendemain par les gorges de Lys-Pierre. Nous atteignons, sans trop de difficulté, le col de Quillane à 1713m d'altitude et fêtons notre dernière soirée en France.
Et bonjour l'Espagne
Petit pincement au coeur au passage de la frontière, cette fois, nous sommes vraiment partis ! La Catalogne ne nous séduit pas hormis par la gentillesse et la générosité de ses habitants. Nous traversons des paysages desolés et ternes. La nature est polluée, les villes misérables. Les chantiers abandonnés, le désert et le vent donnent à la région des allures de fin du monde. Nous fuyons vers le sud pour découvrir le Rio Ebro et ses marais peuplés d'oiseaux qui nous réconcilie avec l'Espagne.
Le vent devient notre plus grand ennemi, nous le redoutons plus que la pluie et il est présent partout, nous condamnant à avancer comme des tortues. Jamais nous n'avons si bien porté notre nom !
Les nuits sont fraîches malgré le grand beau temps et nous nous réveillons régulièrement dans une tente couverte de givre.
Malgré ces quelques difficultés, nous avancons vers Madrid à bonne allure. Les paysages alternent entre déserts, cultures en terrasses et champs d'éoliennes, moulins pour les Don Quichotte modernes.
Nous avons atteint Madrid samedi et profitons de la capitale Espagnole, ville en constante ébullition et qui ne dort jamais.
Même pas mal aux fesses (ou presque...)
Trois semaines de voyage déjà, et aucun soucis technique à déplorer (on a pas encore réussi à crever !) ni de problème de santé. Le moral est au beau fixe et le materiel a prouvé sa fiabilité, nous partons donc confiants pour l'Amérique du sud.
Le rythme des vélos est tout a fait adapté a notre façon de voyager, il permet de rouler assez vite tout en profitant des paysages et des rencontres. Ces dernières sont particulièrement importantes ! Partout, ce sont sourires, encouragements et coups de klaxon amicaux. Nos ambassadeurs a deux roues attirent la sympathie et la génerosité. C'est avec enthousiasme que l'on nous accorde un bout de terrain pour passer la nuit, et a ce jour nous nous sommes vus offrir du lait, des fruits en quantité et deux pains, petits gestes qui rechauffent le coeur. La langue n'est pas une barrière, nous parvenons très bien a nous faire comprendre et a tenir des conversations courantes avec nos hotes d'un soir.
La première étape de notre voyage s'achève ici, et bientot nous découvrirons de nouveaux paysages, dans un nouveau pays, sur un autre continent, de l'autre coté de la Terre !